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PERNOT SÉBASTIEN : L'INTERVIEW

12 novembre 2019 - 17:35

Sébastien Pernot : « Dans ma tête, j’y allais pour dire non »


Fidèle supporter de l’US Raon-l’Etape, Sébastien Pernot s’est depuis quelques années, mué en responsable de la communication web. Un rôle qui ne lui était pas prédestiné au départ. C’est ce qu’il nous explique dans un entretien où l’interviewer est devenu interviewé.


Comment s’est écrite l’histoire d’amour qui te lie à l’US Raon-l’Etape ?

Sébastien Pernot : Après pas mal d’années à suivre les SRD Football jusque dans les années 1990, moi, mon frère et mon père allions voir le basket, le volley, le hand etc. Avec mon frère, nous jouions à Saint-Michel-sur-Meurthe, et dans son équipe certains allaient voir l’US Raon-l’Etape. Donc on y est allé une fois, avant d’y aller systématiquement. Mon premier match, c’était un Raon – Le Touquet avec à la clé une victoire 4-2 au cours de la saison 1996, l’année de la 1ère montée en National. Puis je suis réellement devenu supporter après être allé sur la « butte » et après avoir fait notre premier déplacement.

En tant que supporter, quels sont tes meilleurs et tes pires souvenirs ?

S.P. : Les meilleurs souvenirs, c’est les années en National, notamment celles où on se maintient à la dernière journée contre Brest et Rouen. Mais aussi les déplacements à Cannes ou à Sète. Sans oublier qu’il n’y a pas si longtemps que ça, quand on était redescendu en C.F.A.2 (actuel National 3), on était à Forbach avec plusieurs autres supporters pour essayer de bidouiller un classement afin de savoir si on remontait ou pas, et ce pendant presque une heure ! En revanche, mon pire souvenir c’était la dernière année en National 2, où quand tu vas au stade, tu sais que tu vas voir un match de m**** et que tu es quasiment sûr que tu vas perdre. C’était une année très difficile.

Le grand public te connaît plus souvent sous le nom de Paul Gasser, plutôt que de Sébastien
Pernot. Pourquoi avoir choisi ce nom ?

S.P. : C’est assez simple ! Il y a ma vraie vie sous le nom de Sébastien Pernot, avec mon boulot de professeur des écoles et le fait d’être papa. Puis il y a mes activités footballistiques, où quand j’ai commencé à vouloir en parler, je ne voulais pas faire ça sous mon identité personnelle. Mes amis ne sont pas intéressés par le football et je ne suis même pas sur qu’il y en ait la moitié qui aient regardé la finale de la coupe du monde 1998 !
Le jour où j’ai voulu créer le compte, j’avais mis un autre nom mais Facebook ne les voulait pas. En revanche, Paul Gasser a fonctionné. Il se trouve qu’à la base, c’est un pote de jeunesse qui avait ce pseudo sur le site foot-national.

Désormais, tu es la référence de la communication raonnaise. Qu’est-ce qui t’a motivé à prendre le
poste ?

S.P. : Honnêtement je n’en avais pas envie, parce que je continuais de penser qu’être non-officiel c’était mon trip. Sur le principe, quand Farid me l’avait proposé, je lui avais dit qu’il fallait qu’on se rencontre pour en discuter avec mon frère. Dans ma tête, j’y allais pour dire non parce que ça ne m’intéressait pas forcément sachant que j’habite à 50 minutes du stade, que je ne savais pas trop ce qu’il attendait de moi et qu’à l’époque, tout ce qui était autre que l’équipe première ne m’intéressait pas.
Mais je me suis pris au jeu, et je me suis rendu compte que Raon n’était pas que l’équipe A. Puis j’aime bien faire les choses correctement, donc je me rendais compte que si cette communication ne couvrait pas l’intégralité des équipes, ça laissait le champ libre à d’autres groupes non-officiels qui ne faisaient pas, pour moi, les choses correctement.

N’avais-tu pas de craintes de jugement par rapport à ton changement de statut ?

S.P. : Je savais qu’après avoir affirmé mon indépendance j’allais m’en prendre plein la tête et c’est arrivé. Je craignais surtout la relation avec Farid Touileb dans le sens où on avait eu quelques différents qui m’avaient valu un surnom peu avantageux. Mais depuis que je suis à la tête de la communication, on n’a jamais eu le moindre accrochage.

Tu n’as jamais de langue de bois quand il s’agit de parler de l’US Raon-l’Etape. Justement, quel avis
portes-tu sur l’équipe première cette saison ?

S.P. : Pour être honnête, pour moi, à l’issue de la préparation et sans connaître le niveau réel des autres équipes, on jouait la montée. Sachant que si on abordait positivement les deux premières rencontres contre les réserves de Strasbourg et de Troyes, ça pouvait nous lancer, et c’est ce qui s’est passé. Maintenant j’y crois un peu moins.
Pour l’anecdote, Farid me disait jouer le maintien l’année passée. Dans ma barbe je me disais : « Tu me racontes ce que tu veux mais je ne te crois pas. » Finalement, il avait raison. Cette saison, il me dit que c’est encore trop tôt, et il a certainement raison, mais je le regrette un peu parce qu’il n’y a pas d’équipe au-dessus du lot.
Après, même si je ne suis pas au diapason du club sur la coupe, je me dis que si on ne peut pas monter, faire un truc sympa en coupe de France, pourquoi pas !

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