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UNE TOUCHE DU BANC, EP.2 : ERIC CHAMPAGNE

21 janvier 2020 - 16:43

Entraîneur adjoint de Michaël Grand, Eric Champagne est aussi un fidèle du club présent depuis près d’un demi-siècle. Son rôle, le moment où il a pris les rênes de l’équipe fanion et ses sentiments avant le derby à Thaon-les-Vosges constituent ce nouvel épisode d’ « une touche du banc ».

 

On vous sait affilié à l’U.S. RAON depuis près d’un demi-siècle. Quelle est votre histoire avec le club ?

Eric Champagne : Je suis arrivé au club il y a 45 ans. J’ai commencé en tant que joueur, puis, pour des raisons professionnelles, j’ai quitté la région pendant quatre ans. Quand je suis revenu, j’ai resigné une licence senior où j’ai joué avec la réserve et l’équipe trois. Puis à son arrivée, Didier Ollé-Nicolle m’a mis le pied à l’étrier pour que je devienne éducateur.

 

Qu’est-ce qui explique un attachement aussi fort et durable ?

E.C. : C’est le club dans lequel j’ai découvert le football mais aussi des personnes avec qui je me suis toujours bien entendu et où j’ai retrouvé une mentalité très familiale qui correspond à moi-même. Même avec le passage des coachs, des dirigeants, et des bénévoles, il n’y a eu aucune raison que j’aille voir ailleurs si ce n’est trois petites saisons aux SRD. Dans l’ensemble je suis un fidèle et j’espère le rester encore un peu.

 

Pour être encore plus concret, vous êtes sur le banc de l’équipe fanion en tant qu’entraîneur adjoint. De quoi vous occupez-vous ?

E.C. : Je participe aux séances préparées par le coach. De temps en temps, il me demande de préparer certaines choses, donc on travaille en binôme, voire également avec Farid (Touileb). J’interviens lorsqu’il y a des groupes, notamment le vendredi sur des exercices de vivacité et des choses comme ça. De temps en temps, j’anime des séances. On communique énormément sur tout ce qui est composition d’équipe, groupe d’équipe, état de forme des uns et des autres ainsi que les ressentis qu’on peut avoir par rapport aux adversaires. Donc c’est un rôle de coach adjoint qui correspond à ce que j’aime bien faire.

 

Vous êtes également passé par le statut d’entraîneur en 2018 en National 2 au cours d’une saison difficile. Comment avez-vous vécu cette période ?

E.C. : Ce fut très compliqué parce que ça a été une période très difficile au vu des résultats. Dans l’ensemble, ça a été un moment très, très enrichissant de toucher à un niveau hyper intéressant et d’être le seul à la tête de l’équipe. C’est quelque chose qui m’a beaucoup apporté, et j’essaye aussi, par rapport à mon rôle maintenant, d’apporter à Michaël (Grand) même si on est descendu et que le niveau est un petit peu moindre. Cependant, on peut retrouver tout ce qu’on peut voir en National 2, c’est-à-dire tout ce qui aspect tactique, technique, et cætera. J’essaye d’amener ce petit plus là auprès du coach.

 

Vous êtes le même en tant qu’adjoint, qu’en tant qu’entraîneur principal ?

E.C. : C’est totalement différent rien que pour le fait qu’en tant que coach on prend les décisions. Quand on est adjoint, on est surtout là pour être à l’écoute, essayer de temps en temps de réconforter les joueurs qui ne jouent pas, trouver les mots pour qu’ils soient toujours dans le même état d’esprit pour qu’ils puissent postuler à une place de titulaire.

 

 

De toutes ces années sur le banc, vous devez bien avoir un moment plus marquant qu’un autre… Contez-le nous…

E.C. : Le moment marquant, c’est lors de notre déplacement à Nantes. C’était la première fois où l’U.S. RAON se déplaçait dans un stade d’envergure. C’était un moment d’émotion lorsqu’on est arrivé à l’entrée pour jouer ce match-là, au même titre que la réception de Saint-Etienne. Quand je suis revenu, on était en district et quelques années après, voir l’U.S. RAON évoluer dans un stade comme ça, on se dit « quelle fierté », même si on a essayé chacun de notre côté, bénévole ou autre, d’amener la petite étincelle pour que le club arrive à ce niveau-là.

 

Pour revenir au présent, l’équipe fanion s’apprête à affronter l’ES Thaon-les-Vosges dans le derby vosgien. Quels sont les sentiments qui vous viennent à l’esprit ?

E.C. : Je me rappelle surtout du match aller où on avait gagné 1 à 0, où on avait rencontré une très bonne équipe de Thaon. C’est un match qui doit surtout nous permettre de bien repartir en championnat, ça doit être plutôt un match test pour nous dire à quel niveau on peut évoluer pendant cette deuxième partie de championnat. C’est vrai qu’on connait les joueurs qui seront en face, qu’il y a des entraîneurs qui y étaient et plein de choses comme ça. Mais il faudra mettre plus l’accent sur le résultat et ce qui pourra en découler pour la suite.

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