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Parole aux supporters

28 mars 2020 - 16:12

Avec l’arrêt des matchs, eux aussi vivent une période compliquée. Eux, ce sont les supporters de l’U.S.RAON à qui on donne la parole. Épisode 1 avec Cédric Lalvée et Matthias Bouillot.

 

D’où vous vient votre passion pour l’U.S.RAON ?

Cédric Lalvée : Mon grand-père m’emmenait au foot alors que je ne savais pas encore marcher donc il m’a transmis sa passion. Il est décédé en 1999 quand Raon était en National. C’est là que j’ai commencé à aller voir tous les matchs. On va dire que j’ai repris le flambeau de mon grand-père qui venait au stade depuis 50 ans.

Matthias Bouillot : Mon père était passionné de Raon, il m’a transmis sa passion en m’amenant voir Raon contre Calais, l’année où ils (N.D.L.R : Calais) avaient été en finale de la coupe de France. Depuis, j’ai adhéré au club et je n’ai jamais lâché.

 

On vous sait passionné par le club mais que représente-t-il pour vous ?

C.L. : Tout d’abord, c’est le club de ma ville. Je suis supporter de deux autres clubs : le FC Barcelone et l’AJ Auxerre. Mais Raon c’est particulier car c’est un club familial où tout le monde se connaît et veut vraiment le meilleur pour le club.

M.B. : C’est tout simplement mon club de cœur. C’est une fierté de les supporter. Je les soutiens depuis 20 ans malgré les descentes. Je n’ai jamais lâché lors des saisons difficiles.

 

A l’heure où nous écrivons l’interview, le football est à l’arrêt. Psychologiquement, comment vivez-vous la situation ?

C.L. : C’est un peu dur car je me rends compte que le football permet de penser à autre chose qu’aux soucis de tous les jours. En plus, c’est une passion. Puis, il y a aussi le fait que rien ne bouge. On ne se dit pas : « Tiens demain, il y aura tel match, tel enjeu. » En fait, le football à l’arrêt représente ce monde à l’arrêt.

M.B. : C’est très compliqué en étant un fan de foot. C’est très compliqué pour moi de devoir regarder des replays.

 

Quelle suite aimeriez-vous à cet épisode ?

C.L. : Je veux vraiment que la saison aille au bout à tous les niveaux même si ça va être compliqué. Après, il y a une différence entre le monde amateur et le monde professionnel. Quand on voit Liverpool qui est premier et qui, en raison d’une saison blanche n’ait pas le titre, on se dit que ce serait cruel. Mais au niveau amateur, je suis pour terminer la saison.

M.B. :  J’aimerais forcément que le championnat reprenne pour voir de quoi nos bleus sont capables. Voir si après quelques mauvais matchs, ils sont capables de repartir de l’avant. Mais après réflexion, je me dis qu’une saison blanche ne serait pas mal.

 

A titre personnel, de quelle manière vous occupez-vous pendant cette trêve ? Le football est-il totalement mis de côté ?

C.L. : J’ai repris la suite de mes France Football, j’en suis à l’année 2009. Je vais sûrement ensuite relire les anciens à partir de 1990 jusqu’à 1997 que j’ai acheté il y a quelques mois. Dans ces numéros, il y a deux matchs de Raon-l’Etape contre Toulouse et Strasbourg. Puis il y a, bien sûr, le titre de champion de l’AJ Auxerre en 1996. Enfin, j’ai repris ma partie de Football Manager 2020 qui me prend beaucoup de temps tellement le jeu est passionnant.

M.B. : Ayant acheté une maison à la campagne, je m’occupe en faisant des travaux d’amélioration. Pour le football, je regarde les replays des matchs sur la chaîne l’Equipe pour passer le temps mais j’espère très vite retourner au stade supporter nos bleus.

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